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28.10.2007

Star Ac'ttitude

Cher Lecteur, j'avoue, le titre de cette note est une vile tentative d'attirer l'amateur obscurci de téléréalité et d'ainsi gonfler artificiellement mes statistiques... Honte sur moi, je ne le ferai plus.

Néanmoins, pour rester dans le ton, la note du jour sera consacrée à mon interview à moi, à ce qui fait ma substantifique moëlle, à l'exaltation de ma blogifaction. J'inventerai donc pour la cause un lecteur lambda que je nommerai Lustucru en hommage à Pierre Gripari, restons lettreux jusqu'au bout je vous prie.

En somme, tu nous fais une sorte de foire aux questions pour définir ta personne et l'objet de ce blog? Bon, j'avoue, ce n'est pas un concept révolutionnaire...

Chère Fanfan, ma première question est celle qui titille tous tes fans depuis plus d'un an.... je laisse monter la pression.... es-tu un homme ou une femme?

Hum, cher lecteur, cette question m'apparaît subtile et fort complexe au demeurant. Le fait que tu la poses montre ta sensibilité à l'ambiguité toute éonesque de mon pseudonyme, Fanfan de Gérard Philipe ou Fanfan d'Alexandre Jardin, où me situè-je sur cette échelle des romanesques échevelés? La différence de genre est ainsi construite que notre société moderne occidentale greffe sur une dissemblance chromosomique deux mondes culturels opposés que la longue prééminence masculine... Stop, je suis une fille, d'ailleurs tu l'avais compris au paragraphe précédent en raison des phrases trop longues et de la tendance féministo-antimachiste. Passons à la suite.

Admirable Fanfan (Gai Luron sors du corps de mon lecteur Lambda), pourquoi n'écris-tu jamais plus de trois ou quatre notes par moi? Est-ce par pure fainéantise ou pour faire croître l'avide curiosité de ton pauvre public? 

Mon rythme de publication est étroitement dépendant de... mon emploi du temps de ministre, mon inspiration capricieuse, ma fainéasserie naturelle, il faut le reconnaître, mais toi, cher lecteur, tu peux venir me raconter plein de choses dans mes commentaires pendant ce temps là!

Mirifique Fanfan (l'adjectif est à ma mode ces jours-ci), c'est-y vrai tout ce que tu nous racontes là?

Ah, ah, ah, ben, c'est bien le problème, cher lecteur. C'est-y vrai tout ce que je vous raconte là? Je dirais que ça dépend des jours, des notes, des phrases ou des mots. Oui, non, parfois, à 90% ou 0,5%, et d'ailleurs, quel intérêt à le préciser? La vérité ne touche que ceux qui sont susceptibles de se reconnaître, de se sentir interpellé directement par ce que j'écris, les autres sont devant des lignes aussi fictives que du roman. Pour vous tous inconnus qui lisez ici, et parfois pour les autres qui me connaissent et sont les plus nombreux, y aurait-il une si grande différence à se dire que tout est inventé? Par ailleurs, et pour la postérité, je tiens à dire que même avant épilation, je suis beaucoup moins poilue que Sigebert.

Sculpturale Fanfan (ouais, bon, on a le droit de rêver, c'est mon blog quand même), tu nous parles de faux documents du XIIIe siècle, d'archives départementales, d'élèves, tu serais pas un peu versée dans les études historiques quand même?

Chut! Bon, ça va personne ne l'a entendu. Question suivante.

On a compris, tu fais de l'histoire, tu serais même prof que ça suprendrait personne, mais franchement tu n'aurais pas des histoires plus drôles à nous raconter? Je ne sais pas... des histoires de mecs par exemple?

Cher lecteur, laisse moi d'abord traduire ton interrogation en termes clairs: des histoires de cul par exemple? (et hop, 12 clics de plus rien qu'avec ce mot là) Permets-moi ensuite de t'apprendre qu'ici on dit aventures et non histoires de cul, qu'on dit galipettes joyeuses et non baisodrome. Rassure-toi enfin de ma réponse... Va voir ailleurs pour trouver tout ça, ici on ne fait pas doublon. Ces choses-là, je les raconte de vive voix et pas sur mon blog.

Pour conclure, Fanfinette, tu ne trouves que cette note est d'une inutilité crasse et qu'elle va ennuyer tous ceux qui la liront?

Effectivement, cette note me paraît nulle et non avenue et c'est bien pour éviter la correction d'une demi douzaine d'introductions que je me suis jetée sur mon ordinateur. Quant à votre ennui éventuel, apprenez qu'il eut été bien pire si l'idée m'était venue de m'épancher entre ces lignes. Entre deux maux, il faut choisir le moindre, vous eûtes l'interview désolante et point le bégaiement diaristique. Heureux lecteur...

PS: se couronner les deux genoux en tombant d'un trottoir à 26 ans... ça pourrait presque faire une nouvelle sur la tendance à l'écroulement complet d'une génération déséquilibrée... 

14.10.2007

Il y a quelque chose dans l'eau

Ce questionnement nous taraude depuis fort longtemps... Y-a-t-il quelque chose dans l'eau à l'Ecole des ch... ? Au premier abord, deviser sur un sujet pareil semble fort incongru mais à y regarder, renifler, étudier de plus près, l'interrogation paraît moins étrange.

Préalable indispensable, il faut savoir que l'Ecole des ch... est alimentée en eau par une source différente du grand bâtiment qui la phagocyte. Il appert donc qu'on ne peut chercher sans risquer de s'égarer la moindre similitude de comportement entre les populations de ces deux espaces. L'ethnie qui prospère sur les terres de la ch....sterie possède sa source, le lieu où se rassemblent pour boire les représentants flegmatiques de ce peuple en extinction.

Mais pourquoi se demander ce qu'il y a dans cette eau? Pour mieux comprendre la carnation diaphane des jeunes filles en fleurs fanées? Pour percer le secret des thèses à tiroirs et manuscrits multiples? Pour s'occuper au lieu de faire son ménage quand la vaisselle crie misère dans l'évier?

Oui, pour toutes ces raisons, mais surtout pour expliquer la perpétuation surprenante de cette institution à travers les siècles. Certes, on ne trouve point dans cette eau qui s'échappe en cataractes farceuses des robinets, un taux de plomb supérieur à la norme autorisée (comme en d'autres annexes de centre universitaire que je ne nommerais pas pour préserver mon anonymat et l'honneur de telle enseigne sorbonnisante). On n'y trouve point non plus le bacille du choléra ou une faune reproduisant le zoo de Vincennes en miniature...

Pourtant, dans cette eau, il y a quelque chose... une amie soupçonne un aphrodisiaque puissant qui pousse l'innocent ch...iste à se réfugier avec sa potentielle moitié dans le recoin de la salle des périodiques, ou à chercher l'intimité d'un abri aussi sombre que poussiéreux au grenier. Bizarre, bizarre... vous avez dit? Comment expliquer autrement la reproduction ch...isto-ch...iste depuis des siècles? L'endogamie va bon train, très-chers, il faut l'éclairer.

A y bien réfléchir, je me suis trompée d'études, j'aurais dû devenir chimiste... Quel dommage, nous ne saurons jamais exactement quelle molécule produit ce fleurissement sensuel chez le paléographe averti... 

10.10.2007

Je ne vise personne...

... mais que celui qui est venu ici en s'interrogeant sur "comment guérir un thorax aplati" se dénonce! Oui, sinon, il y a aussi des pervers qui cherchent "cochonne de soeur" et des élèves fainéants qui veulent une "fiche de lecture sur l'Aiguille Creuse de Maurice Leblanc". Ici, on ne fait ni dans le médical (sauf si l'humeur m'en dit... le médical, l'humeur, vous voyez le lien? bon, laissez courir, je retourne me coucher), ni dans le porno suidé, ni dans l'aide aux devoirs. Non mais!
PS: les fans compulsifs d'Alain Le Gallo sont encouragés à aller déposer leurs fleurs aux pieds du maître, je ne le rencontre pas suffisamment souvent pour lui transmettre votre enthousiasme.
PPS: Je me suis aperçue que ce blog avait eu un an il y a quelques jours, qu'est ce que j'ai pu en écrire comme vaines bêtises en tout ce temps... 

09.10.2007

Mensonges, trahisons et plus si affinités

L'esprit se brouille, la raison s'affole et le voilà. Il arrive inopinément, clopinant sur ses jambes torses, toujours prêtes à le laisser s'effondrer. Il s'installe, rotant et bavant, avec un arrière-goût acre d'indéfini. Le mensonge a une gueule d'acarien, invisible omniprésent qui vous flanque de l'eczéma sans crier gare parce qu'il est moche lui-même alors pourquoi ne le deviendriez-vous pas?

Les braves gens ne l'aiment pas mais qu'aiment les braves gens? Morale insipide qui condamne l'imagination! Pourrait-on crier à la face du monde. Mais on ne le fait pas, justement parce qu'on a menti et qu'au premier flux désordonné de paroles succède le silence. Lourd, opaque. Pourtant tous les mensonges ne se valent pas. Les premiers sont joyeux et délurés, c'est le chien du voisin qui a lancé le ballon à travers les vitres du magasin d'à côté en visant le distributeur de bonbons... il a des prédispositions de snipper ce chien... C'est le téléphone décroché sans s'en apercevoir qui fait retentir une nuit passée ailleurs la longue plainte des communications occupées. C'est le devoir de collégien encore dans les limbes qu'on accuse d'être resté posé sur son bureau. Jusqu'au jour où... terrible formule qui sème la crainte dans le coeur du lecteur, Cendrillon et son prince étaient heureux jusqu'au jour où... il a ressenti le besoin d'aller vérifier la couleur des sous-vêtements de la Belle au bois dormant. Jusqu'au jour où tombe la malédiction du gros mensonge, celui qui ne passe pas la porte de la conscience, coincé dans le chambranle comme le vertugadin de la reine Margot à la fin de sa vie.

A présent, c'est fichu. Il est là, amarré à votre regard sur les autres, soufflant dans le milk-shake de votre honte. Tant pis pour les éclaboussures intérieures, il ne fallait pas le laisser entrer. Ses petits frères ribambellent gaiement autour de lui, avec une telle innocence qu'on en pleurerait de joie. Ils surnagent encore ces coupables enfantillages, on s'y accroche pour ne pas trop regarder l'étron formidable qui proclame sentencieusement: "tu as trahi, famille, amis". "Pour leur bien?" ose-t-on murmurer sans y croire, "pour qu'ils le restent, famille, amis" finit-on par avouer, le seul aveu qui peut sortir de notre bouche car l'autre est trop sale, trop informe pour l'étaler au grand jour. Vergogne quand tu nous tiens.

PS: ce titre méritait d'être suivi d'une chronique ciné... mais j'ai un contentieux avec Alice Taglioni... trop grande, trop blonde. 

03.10.2007

Baladi, baladou, balada

Oyez, oyez, bonnes et mauvaises gens!

Depuis longtemps, je promets de parler de nouveau et ce soir, de retour du grand nord froid et venteux, j'ai décidé de vous livrer une parcelle de vérité qui transformera définitivement et sans retour (au cas où vous auriez pas compris avec définitivement) votre existence.

(roulement de tambour)

(reroulement de tambour)

Les secrétaires de préfecture du XIXe siècle écrivaient comme des porcs.

C'est tout? Ben oui, vous n'attendiez tout de même pas que je vous révèle le secret de la création de l'univers ou la couleur des sous-vêtements de Marie le jour où elle a rencontré Joseph... Franchement... L'écriture suesque desdits secrétaires de préfecture, je l'ai redécouverte aujourd'hui, sagement scotchée à la chaise de la salle de lecture des AD d'un département que je ne nommerai pas pour préserver sa vie privée. Je ne vous parlerai pas pendant trois heures de ce lieu, sinon pour dire qu'il y manque l'essentiel...

"Vous". 

Eh, oh! Revenez sur terre, on n'est pas dans un concert de Céline Dion ici... Non, ce qui manque dans ces AD, c'est une simple machine à café, vide cruel pour une buveuse de chocolat comme moi. Enfin, ils ont des petites fiches pour demander les documents et des assistants de conservation sexy donc on leur pardonne.

Pourquoi est ce que je vous parle de tout ça? Parce que j'ai entrepris un marathon qui m'effraie un peu et que je me psychothérapise en vous le racontant. C'est à ça que servent les blogs des gens souvent, alors, je décide de faire un peu comme tout le monde, na.

Avec mon bâton de pélerin, ma coquille de Saint-Jacques, une pomme et mon ordinateur, je pars. Je vous aime mais je pars... faire le tour de France en train. Pas en vélo? Non, pour la bonne et simple raison que j'ai un double contentieux ancien avec le vélo et le Tour de France (mais ça ne se raconte pas en public ces choses-là, ma bonne dame)... Le jour où vous me croiserez sur un vélib', vous pourrez de ce fait demander l'internement psychiatrique de force sans une once de mauvaise conscience.

Pourquoi un tour de France? demandez-vous, et si vous ne le faites pas, c'est pareil, je me permets de penser et d'écrire à votre place. Parce que j'ai eu l'idée saugrenue d'accepter le projet insensé d'un mien directeur de thèse qui a souhaité que j'étendisse mon sujet (que vous ne connaissez officiellement toujours pas) à l'ensemble de notre charmant hexagone. Il est subséquemment écrit que je mourrai d'épuisement au terme de deux longues années de dépouillements acharnés aux six coins du territoire (et au milieu aussi).

De tout cela, que restera-t-il? Un livre mes amis! Un beau livre, écrit avant ce périple, cette odyssée, un livre qui risque fort de naître dans les prochaines semaines (quand l'imprimeur se sera réveillé de son sommeil centenaire mais il n'est pas suffisamment beau pour que je me dévoue et que j'aille l'embrasser). Certaines personnes font des articles à partir de leur thèse. Moi j'ai fait un livre. C'est un mauvais calcul, car un article prend au minimum deux lignes dans un curriculum vitae, tandis qu'une monographie n'en prend qu'une.

De désespoir devant cette ultime constatation, j'envisage d'aller nourrir les poissons de la Corrèze... pour me sauver, une seule solution! (le premier qui propose "tapez 1" risque la roue, le fouet, la marmite d'huile de colza bouillante et l'écartèlement) Me proposer des formules de dédicaces variées, subtiles et spirituelles!

A vos claviers... 

PS: vous pouvez même rédiger la dédicace dont vous avez envie, je me ferai un plaisir de vous la recopier! 

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