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25.03.2008
En rouge et noir
Faire des critiques de livres n'est pas ma tasse de thé, elles sont rares en ces lieux pour plusieurs raisons.
D'autres s'en chargent bien mieux que moi.
Je suis fainéante.
Je préfère offrir ceux que j'ai aimés plutôt que les commenter, comme je l'expliquai jadis à mon professeur de français.
Pourtant, une fois n'est pas coutume, l'envie me prend de parler d'un livre arrivé dans ma boîte aux lettres voici quelques semaines.
C'est un livre d'images, expression enfantine qui lui sied à ravir, même s'il n'a rien de puéril. C'est même un livre de gravures. Votre oreille se lève? Oui, il est bien possible que les heures passées en histoire du livre soient un peu coupables dans cette affaire... et une certaine visite à l'IFROA où un charmant Yougoslave nous expliqua longuement les techniques, sur bois, à l'eau forte et autres joyeusetés. Toujours est-il qu'un livre de gravures sur bois ne pouvait que m'attirer l'oeil et le coeur. Vous vous rendez compte? Comme les illustrations des lettres de Christophe Colomb qui firent le tour d'Europe à son retour des Antilles! Comme celles des Lettere de Vespucci qui firent le tour d'Europe à son retour de... (euh, on ne sait pas s'il était parti, remarquez...)!
J'imaginai romantiquement l'auteur penché sur ses bois, souffrant comme un luthier pour en tirer le bon trait, la bonne courbe, pour éveiller l'oeil des fibres et les faire battre en creux et pleins. J'imaginai un Bernard Palissy gravant chaises et buffet pour voir se gonfler la mer et claquer les voiles. J'imaginai, et ça suffisait à espérer que ces bois viendraient amoureusement presser le papier pour jouer du violoncelle aux relents d'écorces.
C'est un livre de pirates, de marins. Votre sourire est entendu... Oui, il est bien probable que les heures passées à raconter Barbe Noire à mes petits soient fort coupables dans cette affaire...
C'est une histoire de mer, de famille, de solitude et de conscience à ne pas construire.
L'auteur a encore un toit sur la tête, il ne s'appelle pas Bernard et s'est même photographié dans un fauteuil pour présenter son livre, preuve qu'il n'a pas sacrifié son mobilier à la fureur de l'art. Il reste que s'il vous arrive de passer par là, je vous en supplie, ne vous pressez pas, attendez juste un peu sous l'étoile! Alors, si un livre vient à vous, s'il se tait, s'il a des Pages Noires, ... écrivez moi vite que vous l'avez lu.
20:44 Publié dans Des feuilles, des cahiers, des livres! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : les pages noires, wandrille leroy, bande dessinée



Commentaires
Nan, pas Bernard Palissy!! (toute mon enfance j'ai eu droit à l'histoire de ce maboule, et en plus j'aime pas ses oeuvres...)
Ecrit par : Marion | 25.03.2008
En fait, je connais surtout Palissy par ce qu'en disaient mes livres d'histoire quand j'étais en primaire... Il est si méchant que ça?
Ecrit par : Fanfan | 25.03.2008
Pour vous répondre (en faisant au passage grimper les statistiques de votre blog, c'est normal, grâce à vous j'aurais eu un visiteur ce mois-ci !), il est clair que ça manquait de backrooms, ça manquait d'ailleurs de Matthieu B, aussi, mais il avait un mot de sa maman. Enfin, imaginer Annie C. ou Bernard B. dans ces lieux de perditions...brrrr
Foutredieu, à quand une partouze réservée aux jeunes chartistes ? Aus Archives, cette fois ci !
Ecrit par : Charles | 12.04.2008
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