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21.05.2008
Montrage de dents
Note à l'attention de qui envisagerait un jour de désoeuvrement de venir se plaindre du vide cosmique et intersidéral de ce blog.
Grrrrr.
Oui, mon petit bouchon, je grogne, je menace, je dévoile de carnassières canines et poussée dans mes retranchements, il se pourrait même que je morde.
Tout ça pour dire que jusqu'à samedi je deviens la Femme Invisible, ou alors seulement entre les pages du Trésor du Félibrige, car Mistral est mon ami, mon amant, mon mari et qu'à ce titre, il cumule la capacité d'emmerdement des trois acteurs susnommés.
PS: lecteur adoré, mon petit poussin en sucre d'orge, n'imagine cependant pas que dimanche apparaîtra sur ce blog une note dont la puissance littéraire balaiera d'un revers de pied les semaines de silence qui précèdent... car.... dimanche, tu seras, comme moi, en train d'offrir un collier de nouilles à ta maman (enfant ingrat, va).
PPS: les lignes précédentes ne sont en aucune manière un encouragement à déserter, bande de rats.
PPPS: le premier qui ose évoquer la fragilité légendaire de mon incisive droite s'expose à de graves représailles.
09:08 Publié dans Autoblog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
02.05.2008
Mon poisson rouge et moi
Il y a un peu plus de deux ans, j'ai adopté un poisson rouge.
Blop
(Nous parlerons à deux voix, il aime bien mettre son grain de sable surtout quand on ne le lui demande pas)
C'est un poisson rouge très classique, un peu grand pour son espèce peut-être mais un poisson rouge ordinaire, comme on en croise des milliers aux aquariums des supermarchés.
Blop blop blop blop blop (là, je pense qu'il n'est pas d'accord mais ma souris traductrice est en vacances, niark niark)
Je l'ai baptisé Grand Couillon, eu égard à sa grande taille.
Blop blooooooooooop blop (oui, il m'en veut beaucoup de l'avoir baptisé comme ça mais dans la mesure où il se reconnaît, j'ai décidé de lui conserver ce nom)
Il vit tranquillement sa vie de poisson rouge, avec un intérêt fort limité pour le temps qui passe, malgré le calendrier que j'ai déposé auprès de son bocal pour lutter contre sa tendance achronique récurrente.
Blop blop (je connais bien ce blop blop là, c'est l'équivalent du "mais oui mais oui" masculin)
Comme tous ses congénères, mon poisson rouge a une mémoire immédiate et sélective. Il se souvient fort bien du jour où j'ai malencontreusement laissé échapper un comprimé d'efferalgan dans ses eaux et passe au large lorsqu'il me voit vêtue de bleu (et je ne vous parle pas du Vichy). En revanche, il oublie joyeusement tout autre événement passé quelques heures. Ainsi la pierre ramenée de Corse qui leste le fond de son bocal l'a perturbé moins d'un petit quart d'heure avant qu'il ne reprenne ses habitudes et ses rondes bucoliques.
... (l'absence de blop signe souvent une dignité offensée)
Pourtant j'y tiens à cette tête de mule amphibie. Il me boude régulièrement et a mis au point un circuit d'évitement très subtil lui permettant de faire le tour de son territoire en restant hors de ma vue.
Blop blop blip! (oui, bon, ça va les danses de la victoire, même si je ne te vois pas, je sais où tu es)
Il faut dire qu'il m'en veut un peu de mes gaffes répétées lorsqu'il tente d'attirer mon attention. Asynchronie quand tu nous tiens... A peine s'est-il collé à la vitre pour solliciter mon attention que je file à l'anglaise. A peine est-il remonté à la surface que mon téléphone sonne et que je lui tourne le dos.
Blop (mode monosyllabe on)
Ce n'est pas que je l'évite, c'est que je suis maladroite...
... (là je m'envase visiblement)
Je parle mal son langage, je m'empêtre dans ses bulles silencieuses mais j'aime tellement croiser ses grands yeux noirs que je jure qu'à notre prochaine "rencontre", je resterai en apnée avec lui jusqu'à ce qu'il reparte croiser entre ses rives.
10:24 Publié dans Spécial dédicace | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note


