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  <title>Post-scriptum</title>
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  <subtitle>Ces petits ps si indispensables</subtitle>
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        <name>Fanfan</name>
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      <title>La grégation</title>
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      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-06-26T14:28:47+02:00</published>
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              <summary>  Pour faire une mauvaise note, il faut plusieurs ingrédients: des volets...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour faire une mauvaise note, il faut plusieurs ingrédients: des volets descendus, un appart surchaud sans être surchauffé, un bon livre qui désespère sur un coin de canapé et une télévision allumée. Je n'ajouterai pas la tablette de chocolat pour ne pas verser dans le cliché. Bien sûr les volets sont électriques, comble de la modernité. Bien sûr, l'appart se cache dans un recoin de boulevard parisien, comble de la banalité. Bien sûr, Tahar Ben Jelloun aimerait qu'on traite mieux sa maman plutôt que de la laisser croupir, comble de la filialité.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et la télé? Elle ne se plaint pas la télé, elle ronronne sur son bout de table, elle sait que je vais finir par la regarder, ce n'est qu'une question de patience et de volonté.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Haussement de sourcils, abaissement d'épaules, trois neurones ont disjoncté quand j'ai porté les yeux sur l'écran. Trouble du regard, lippe tombante, le cerveau corticoïdal s'est placé en mode automatique option économiseur de pensée quand j'ai reconnu le film. La vérité mes amis, c'est qu'avant de reconnaître le film, j'ai reconnu la musique, du Vladimir Cosma grande époque, guimauve et petits coeurs collés partout, du Cosma période Sophie Marceau qui n'en finit pas d'adulescer sans la moindre trace de bouton (il n'y a pas de justice dans ce bas monde, ma bonne dame).&amp;nbsp; A ce stade là, entre le titre et l'allusion à Cosma, vous m'évitez normalement de m'embourber et vous savez quel est l'objet du délit... Non? Bon, dommage, je poursuis donc.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Un chef d'oeuvre du 7e art que je voudrais revoir, un drame très engagé... &quot; .... sur la vie en faculté.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De ce film, il faut retenir trois choses: une image, une réplique et un décor. L'image, c'est Vincent Lindon avec un gloss tel qu'on n'ose pas même en rêver, rosifiant et bavant; la réplique, je vous la livre brute de décoffrage, avec la naïveté et l'élégance qui en suintent telle une tranche de saumon fumé en plein soleil: &quot;ça pour avoir des loches, elle en a, des loches&quot;; le décor, c'est mon petit chouchou, il est obligé d'écouter &quot;l'étudiante&quot; déclamer une interprétation du Misanthrope qui ferait pâlir de honte Molière et tous les saints, il y fait froid (mais ça ne se voit pas dans le film), on y est mal assis (ça ne se voit pas non plus) mais il a ce charme suranné d'une Sorbonne décatie, vous l'avez reconnu, c'est l'amphi Louis Liard. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'oubliai, de ce film, il faut aussi retenir le chat. Oui, j'ai bien dit le chat, celui qui n'a pas avalé de perroquet et qui se tait de honte devant les conversations téléphoniques d'une agrégative d'opérette dont seules les lunettes dénotent la condition. Parce qu'à y bien réfléchir, c'est le seul à avoir tout compris de cette histoire puisqu'il n'essaie que de s'enfuir. Qui sait, c'est peut-être même la conscience du réalisateur qui tente imperturbablement de s'échapper de la pellicule...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'était une très mauvaise note, presque aussi mauvaise que le film.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <author>
        <name>Fanfan</name>
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      <title>Fait ce jour</title>
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      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-06-22T20:56:00+02:00</published>
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                              <summary>  ... ou de l'opportunité d'avoir un calendrier à la place du cerveau....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;... ou de l'opportunité d'avoir un calendrier à la place du cerveau.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vous arrive-t-il de souhaiter un instant effacer toutes les dates qui dansent en folle sarabande sur les pistes de votre mémoire fatiguée? Vous est-il venu à l'idée de couper clair dans ce fatras, d'effacer, de noyer le poisson du souvenir précis dans un flou artistique? Vous est-il passé par l'esprit que le quantième n'avait nulle importance, que son ancienneté ou sa proximité ne le qualifiait pas plus?&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jours, mois, années, les chiffrent tournent dans ma tête effarée de tant de combinaisons. Ils s'imposent, commémorent, rappellent. Ils calculent l'éloignement, la distance, sussurent les prescriptions que je redoute. A chaque semaine revient sa peine d'anniversaires, du plus banal au plus sévère, avec leur tête de grande faucheuse de mémoire et leur sonnerie aux morts.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai un décompte dans la tête qui ligote ma langue d'une chirurgicale précision. 18 août, ma résurrection, 13 avril, ma descente aux enfers, 5 juin, un &quot;pardon pour ça&quot; qui résonne sur mes lèvres, 3 juillet, un sourire aux orties, 20 novembre, &quot;Paris IV-Sorbonne en lutte&quot;, et toutes les autres... Je sais l'heure, le lieu, j'étouffe de vains détails... que je partage trop.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Omnes vulnerant, aliae gaudent, et à dire vrai, je me fous un peu de la dernière, celle-là, ce sont les autres qui la retiendront pour moi.&lt;/p&gt; 
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      <author>
        <name>Fanfan</name>
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      <title>Clic</title>
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      <published>2008-06-20T17:09:00+02:00</published>
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                              <summary>  Pof ou plouc ça dépend.      Comme vous avez pu le noter ces derniers...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pof ou plouc ça dépend.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme vous avez pu le noter ces derniers temps, la fainéasse qui sévit en ces lieux n'a guère été efficace. S'il se fut avéré que cette absence signifiât une intense activité annexe, chacun eut pu y trouver son compte mais il ne semble même pas que ç'ait été le cas. Bref, je prends donc le relais avec courage.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'oubliais, je ne me suis pas présentée, je suis Clic, l'incisive fugueuse. Pour être précise, je suis une incisive droite fugueuse, ce qui n'est pas si courant dans la mesure où je refuse systématiquement de sortir en compagnie de ma soeur l'incisive gauche et que j'ai préféré abandonner mes jambes pour conquérir ma liberté. Si le coeur vous en dit, je me ferais un plaisir de vous narrer mes aventures, que dis-je, mon épopée sublime.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il était une fois un métro. Reprenons, je sens que vous allez fuir si je poursuis sur ce ton. Jadis, roulait un RER... Aux dernières nouvelles ledit RER roule toujours, ce qui prouve qu'on ne peut vraiment pas faire confiance à la justice dans notre pays. Ce RER répondait au doux nom de B et avait l'habitude douteuse d'aller traîner quotidiennement ses guêtres dans un bouge infâme répondant au nom fallacieux de cité universitaire. Le petit RER B présentait d'ailleurs d'inquiétantes prédispositions à la délinquence juvénile et sa mère, inquiéte de le voir rentrer épuisé chaque soir à la maison, s'aperçut assez rapidement que ses visites à Cité universitaire se renouvelaient plusieurs fois dans la journée! Comble du comble, RER B ne filait pas seul en ces lieux de perdition, l'esprit de bande l'avait perverti au point de lui faire un sillage de passants attirés à son exemple par l'irrésistible Eldorado de la débauche contemporaine.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La gencive où je vivais était une des victimes de cette pernicieuse influence. Chaque matin, contre mon gré et celui de ma voisine du bout de la rue, Mme veuve Molaire, elle se dirigeait, fascinée, vers l'embouchure du troublant RER. Les retrouvailles étaient brûlantes, moites, d'une insoutenable obscénité que je supportais néanmoins stoïquement, en rêvant au bain de mousse qui avait suivi le petit-déjeuner. Ma gencive était faible, il faut le reconnaître, elle n'avait jamais fait preuve d'initiative, et nous soutenait mollement, incapable de la moindre conviction.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un matin de novembre, je n'en pus plus. L'haleine de RER ce matin-là était nauséabonde et, nauséeuse, je cherchai l'appui de ma commère la canine. Fière comme un dogue, celle-ci retenait sa respiration avec constance, ce qui ne facilita pas les échanges. Le trajet s'achevait, il me fallait prendre une décision. Pour la première fois de mon existence, je sus qu'un point de non retour était franchi, la rupture serait consommée ou je ne serai plus. Alternative cruelle mais nécessaire à ma survie morale. RER B the Best (ainsi qu'il aime à se faire appeler) cracha ma gencive avec dédain sur le quai. Cette idiote, encore embrumée des vapeurs délétères que soufflait la maudite bête, chancelait et tanguait tel un bateau par grand vent. Lorsque je la vis s'approcher du tourniquet, ma décision était prise, j'embrassai ma soeur, saluai ma meilleure amie, fis un bref adieu à Mme veuve Molaire et me lançai. Le choc fut bref. Clic. J'étais libre, mais amputée. Mes racines restaient en cette terre de blasphème.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ma gencive ne s'aperçut de rien, pas une douleur, pas la moindre sensation ne l'avertit de mon départ. La rumeur l'a peut être informée depuis mais j'en doute parfois. Les ponts sont désormais coupés. Il m'arrive parfois de rendre visite à mes anciens amis, à ma famille, je bénéficie, au titre d'ancienne locataire d'un point de colle qui me sert de point de chute régulière. Les retrouvailles ne sont pas toujours simples et lors d'un de mes derniers séjours, ma jumelle, jalouse sans nulle doute de mon indépendance acquise de haute lutte, m'a gratifiée d'un aigre: &quot;casse-toi, pauvre dent&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En quelques mots, voici mon histoire, à défaut de vous avoir intéressés, elle aura rempli quelques lignes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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