21.05.2008

Montrage de dents

Note à l'attention de qui envisagerait un jour de désoeuvrement de venir se plaindre du vide cosmique et intersidéral de ce blog.

Grrrrr.

Oui, mon petit bouchon, je grogne, je menace, je dévoile de carnassières canines et poussée dans mes retranchements, il se pourrait même que je morde.

Tout ça pour dire que jusqu'à samedi je deviens la Femme Invisible, ou alors seulement entre les pages du Trésor du Félibrige, car Mistral est mon ami, mon amant, mon mari et qu'à ce titre, il cumule la capacité d'emmerdement des trois acteurs susnommés.

PS: lecteur adoré, mon petit poussin en sucre d'orge, n'imagine cependant pas que dimanche apparaîtra sur ce blog une note dont la puissance littéraire balaiera d'un revers de pied les semaines de silence qui précèdent... car.... dimanche, tu seras, comme moi, en train d'offrir un collier de nouilles à ta maman (enfant ingrat, va).

PPS: les lignes précédentes ne sont en aucune manière un encouragement à déserter, bande de rats. 

PPPS: le premier qui ose évoquer la fragilité légendaire de mon incisive droite s'expose à de graves représailles. 

28.10.2007

Star Ac'ttitude

Cher Lecteur, j'avoue, le titre de cette note est une vile tentative d'attirer l'amateur obscurci de téléréalité et d'ainsi gonfler artificiellement mes statistiques... Honte sur moi, je ne le ferai plus.

Néanmoins, pour rester dans le ton, la note du jour sera consacrée à mon interview à moi, à ce qui fait ma substantifique moëlle, à l'exaltation de ma blogifaction. J'inventerai donc pour la cause un lecteur lambda que je nommerai Lustucru en hommage à Pierre Gripari, restons lettreux jusqu'au bout je vous prie.

En somme, tu nous fais une sorte de foire aux questions pour définir ta personne et l'objet de ce blog? Bon, j'avoue, ce n'est pas un concept révolutionnaire...

Chère Fanfan, ma première question est celle qui titille tous tes fans depuis plus d'un an.... je laisse monter la pression.... es-tu un homme ou une femme?

Hum, cher lecteur, cette question m'apparaît subtile et fort complexe au demeurant. Le fait que tu la poses montre ta sensibilité à l'ambiguité toute éonesque de mon pseudonyme, Fanfan de Gérard Philipe ou Fanfan d'Alexandre Jardin, où me situè-je sur cette échelle des romanesques échevelés? La différence de genre est ainsi construite que notre société moderne occidentale greffe sur une dissemblance chromosomique deux mondes culturels opposés que la longue prééminence masculine... Stop, je suis une fille, d'ailleurs tu l'avais compris au paragraphe précédent en raison des phrases trop longues et de la tendance féministo-antimachiste. Passons à la suite.

Admirable Fanfan (Gai Luron sors du corps de mon lecteur Lambda), pourquoi n'écris-tu jamais plus de trois ou quatre notes par moi? Est-ce par pure fainéantise ou pour faire croître l'avide curiosité de ton pauvre public? 

Mon rythme de publication est étroitement dépendant de... mon emploi du temps de ministre, mon inspiration capricieuse, ma fainéasserie naturelle, il faut le reconnaître, mais toi, cher lecteur, tu peux venir me raconter plein de choses dans mes commentaires pendant ce temps là!

Mirifique Fanfan (l'adjectif est à ma mode ces jours-ci), c'est-y vrai tout ce que tu nous racontes là?

Ah, ah, ah, ben, c'est bien le problème, cher lecteur. C'est-y vrai tout ce que je vous raconte là? Je dirais que ça dépend des jours, des notes, des phrases ou des mots. Oui, non, parfois, à 90% ou 0,5%, et d'ailleurs, quel intérêt à le préciser? La vérité ne touche que ceux qui sont susceptibles de se reconnaître, de se sentir interpellé directement par ce que j'écris, les autres sont devant des lignes aussi fictives que du roman. Pour vous tous inconnus qui lisez ici, et parfois pour les autres qui me connaissent et sont les plus nombreux, y aurait-il une si grande différence à se dire que tout est inventé? Par ailleurs, et pour la postérité, je tiens à dire que même avant épilation, je suis beaucoup moins poilue que Sigebert.

Sculpturale Fanfan (ouais, bon, on a le droit de rêver, c'est mon blog quand même), tu nous parles de faux documents du XIIIe siècle, d'archives départementales, d'élèves, tu serais pas un peu versée dans les études historiques quand même?

Chut! Bon, ça va personne ne l'a entendu. Question suivante.

On a compris, tu fais de l'histoire, tu serais même prof que ça suprendrait personne, mais franchement tu n'aurais pas des histoires plus drôles à nous raconter? Je ne sais pas... des histoires de mecs par exemple?

Cher lecteur, laisse moi d'abord traduire ton interrogation en termes clairs: des histoires de cul par exemple? (et hop, 12 clics de plus rien qu'avec ce mot là) Permets-moi ensuite de t'apprendre qu'ici on dit aventures et non histoires de cul, qu'on dit galipettes joyeuses et non baisodrome. Rassure-toi enfin de ma réponse... Va voir ailleurs pour trouver tout ça, ici on ne fait pas doublon. Ces choses-là, je les raconte de vive voix et pas sur mon blog.

Pour conclure, Fanfinette, tu ne trouves que cette note est d'une inutilité crasse et qu'elle va ennuyer tous ceux qui la liront?

Effectivement, cette note me paraît nulle et non avenue et c'est bien pour éviter la correction d'une demi douzaine d'introductions que je me suis jetée sur mon ordinateur. Quant à votre ennui éventuel, apprenez qu'il eut été bien pire si l'idée m'était venue de m'épancher entre ces lignes. Entre deux maux, il faut choisir le moindre, vous eûtes l'interview désolante et point le bégaiement diaristique. Heureux lecteur...

PS: se couronner les deux genoux en tombant d'un trottoir à 26 ans... ça pourrait presque faire une nouvelle sur la tendance à l'écroulement complet d'une génération déséquilibrée... 

10.10.2007

Je ne vise personne...

... mais que celui qui est venu ici en s'interrogeant sur "comment guérir un thorax aplati" se dénonce! Oui, sinon, il y a aussi des pervers qui cherchent "cochonne de soeur" et des élèves fainéants qui veulent une "fiche de lecture sur l'Aiguille Creuse de Maurice Leblanc". Ici, on ne fait ni dans le médical (sauf si l'humeur m'en dit... le médical, l'humeur, vous voyez le lien? bon, laissez courir, je retourne me coucher), ni dans le porno suidé, ni dans l'aide aux devoirs. Non mais!
PS: les fans compulsifs d'Alain Le Gallo sont encouragés à aller déposer leurs fleurs aux pieds du maître, je ne le rencontre pas suffisamment souvent pour lui transmettre votre enthousiasme.
PPS: Je me suis aperçue que ce blog avait eu un an il y a quelques jours, qu'est ce que j'ai pu en écrire comme vaines bêtises en tout ce temps... 

14.09.2007

L'odeur des vieux placards

Quand je n'ai rien posté depuis longtemps, une sensation étrange m'envahit. Je me retrouve devant ce blog comme un gamin devant un plat d'épinards, sans savoir par quel bout le prendre. J'en épluche les rubriques à la recherche de l'étincelle, de l'envie d'écrire quelque chose d'intéressant ou à défaut qui me plaise. Je relis les notes précédentes avec curiosité, car je me reconnais rarement dans ces phrases, ces mots qui s'envolent de mes doigts pour se poser sur vos yeux. Il en est de ce petit espace comme d'un vieux placard qu'on n'ose ouvrir de peur d'y croiser d'énormes araignées au ventre noir. Mon blog me devient étranger, presque intimidant, car d'autres le lisent, le jugent, s'y amusent ou s'y ennuient. Au hasard des liens qui mènent jusqu'à chez moi, j'ai découvert les sites d'inconnus, qui ont orné leur liste de blogs d'un Post-Scriptum qui me surprend toujours, comme si leur choix me dépossédait un peu du mien. Mais c'est mon blog, murmurè-je dans ces instants, flattée et embarrassée qu'ils aient pu accorder à mes abus littéraires la moindre attention.

Ecrire est un jeu dangereux, sur la pointe des pieds en équilibre sur une corde molle et je n'ai pas le pied marin. Les mots se dérobent aisément à ma plume autant qu'ils manquent à ma langue quand l'intention est trop vive. J'ai parfois l'impression qu'un jour, assez proche, la source se tarira, mais cette certitude est aussi vieille que mes velléités d'écriture. Plus sûrement n'arriverai-je jamais à mettre un point final à quelque histoire que ce soit. Je picore la fiction comme des raisins secs dans le placard de ma cuisine, aussi gourmande que rapidement écoeurée. Achever m'angoisse. Un psychanalyste y verrait trop de choses évidentes, je préfère penser que le goût de la narration s'accommode fort bien du perpétuel, de l'infini. A défaut de savoir ou de vouloir finir, je bacle donc mes conclusions, en ce blog comme ailleurs, car elles ne me sont que tremplin vers d'autres suites. Vous pardonnerez ce long monologue de vendredi soir désoeuvré et comprendrez désormais ces dernières phrases à l'arrachée qui écorchent la fin de chaque note. Ici nul point d'orgue.

Qu'ai-je encore à vous dire? 

 

07.08.2007

Trop de blog tue le blog

Hum, ça ne risque pas de m'arriver ces temps-ci me direz-vous. Et bien, vous avez tort! Non que des notes apparaissent en ces lieux à votre insu, écrites au script sympathique, je ne vous ferai pas l'injure de trouver une excuse aussi tartignolle à mon silence...  - encore que, ma mauvaise foi est, paraît-il, légendaire - mais les vacances exigent une pause. Le vide sidéral, la morne répétition du blog non mis à jour, bref, en un mot comme en cent, la flemme phénoménale de sa tenancière sont des symptômes naturels de cette période estivale. L'absence de soleil, de chaleur, de palmiers et d'éphèbes pour me masser les pieds ne sont en rien des raisons suffisantes pour me propulser devant mon ordinateur. Fainéante je suis et le resterai.

Je pourrais vous raconter mes voyages, au delà des mers ou à l'est de l'Europe, mais je m'en voudrais de transformer ce lieu en carte postale géante, aussi impersonnelle qu'inintéressante pour vous, chers lecteurs. Sachez seulement que l'Irlande étant mouillée et l'Ukraine promettant d'être chaude, une bonne récolte de girolles et de cèpes devrait en résulter, si les petits cochons ne me mangent pas.

Tout ça pour rien alors? Oui, tout ça pour une note qui ne tient debout qu'avec les béquilles de votre bienveillance. Je reviendrai sûrement... je reviens toujours sur les lieux de mes crimes.

En attendant... silence, on lit.

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15.05.2007

Annonce

En raison d'un mouvement social, le trafic de ce blog connaît des perturbations, nous vous prions de bien vouloir nous en excuser et vous souhaitons un agréable voyage sur le reste de la toile.

PS: le premier qui ose déclarer que je suis une fainéasse avalera ma thèse page par page, en sachant qu'elle est imprimée sur du 90 grammes... 

03.03.2007

De fama

"Tu ne mets pas assez de noms propres dans ton blog, c'est pour ça que tu n'as pas beaucoup de visites!" me disait récemment un ami, à qui je confiais ma modeste satisfaction de compter une vingtaine de visites journalières en ces lieux. A côté de ses plusieurs milliers mensuels, mes 400 visites ne représentent pas grand-chose mais elles me fournissent la matière d'une note, démontrant ainsi leur utilité. Voilà une occasion de futile introspection toute offerte à mon clavier. 

Je crois que l'usage veut qu'avec émotion je remercie les chers amis et les chers inconnus (les premiers m'étant par définition plus chers que les seconds) qui s'aventurent dans mon joyeux fourre-tout. Il y a un peu plus d'un an, j'ai dû plancher sur le difficile exercice de style que constituent les remerciements. Par fainéantise, j'ai pompé Pennac dont les variations sur la question ont bercé quelques moments volés à la rédaction d'une chose que je ne nommerai point, par bienséance (ma thèse, si vous voulez tout savoir). Je pourrais en faire autant aujourd'hui, mais se pomper, pompant, m'apparaît excessivement... pompeux? Je renonce donc à vous remercier plus avant.

J'attaque donc le plat de résistance de cette note. Vais-je sacrifier au vertige de la célébrité? Vais-je faire de mon blog un lieu hype? in? truffé de références méga-trop-top-cool-à-la-mode? Vais-je mettre en place une stratégie de conquête de la toile, à la hauteur de ma dévorante ambition (je ne vous ai jamais dit que je comptais devenir maître du monde?)? Imaginez un instant... Vous tapez "post-scriptum" sur gougle ou gagoo et vous arrivez directement ici, avec un joli tapis rouge, le début de la gloire en somme. Je crée une newsletter pour informer mes fans éblouis de toutes les choses merveilleuses qui se passent sur ce blog. L'Académie Française fait appel à moi pour compléter le Dictionnaire et y introduire l'adjectif "fanfan", dont le succès éclipse sans barguigner les autres "cool", "génial", "super". Imaginez, imaginez... "elle est trop fanfan cette expo", "ce film, fanfan, y a pas d'autre mot", "mais ce beau poivron rouge, regardez comme il est fanfan!'. Les stars se battent pour être interviewées sur Post-Scriptum, Envoyé Spécial y consacre un documentaire, Michael Moore en fait un film, l'académie Goncourt me remet un prix d'honneur pour l'ensemble de mon oeuvre!

Hum, hum, hum... je crois que j'ai un peu abusé de la liqueur de framboise. En fait, la célébrité m'ennuie (d'autant plus qu'elle ne concerne pas), et faire des efforts pour accroître la "visibilité" de ce blog me fatigue à l'avance. Au fond, je trouve amusante l'idée que se reconstitue autour de ces quelques pages la sociabilité avec qui je partage chocolat, ragots et longs bavardages sur le monde qui tourne à l'envers, à l'endroit, laissez tomber une maille, puis faites un jeté.

PS: aux rarissimes commentateurs inconnus de ce blog, donnez au moins un prénom, même s'il est faux, je n'irai pas vous pister à coup d'adresses mail ou ip, mais c'est plus convivial. Si vous n'avez pas d'idée, je peux vous proposer Hildebrand, Ragnacaire, Chilpéric, ou pour les filles Galswinthe, Frédégonde, Hildegarde ou Burgundofara.

07.02.2007

Panne

J'avoue, mon inspiration s'est tirée à La Paz, quartier El Alto, sans mon autorisation. Quand on connaît mon amour des voyages, ma passion de l'avion, et mon emploi du temps de ministre, on peut à juste titre s'inquiéter de son avenir. Le risque est grand de la voir rappliquer aux calendes grecques pour vous raconter des blagues en quechua, on n'est donc pas sorti de l'auberge tchèque.

Ainsi, pendant que cette garce d'inspiration patauge au bord du lac Titicaca (j'ai toujours rêvé de caser ce toponyme dans un texte un jour, c'est fait, mon émotion est intense), je tourne autour de mon blog tel un lapin autour d'une botte de carottes séchées, l'oeil brillant mais incapable d'en attaquer une.

Deux notes suffoquent d'abandon dans la catégorie "non publié", je n'ose retourner les ouvrir de peur qu'elles s'effondrent de détresse sous mon clavier. "Mère, mère, pourquoi nous as-tu abandonnées!" Que répondre à ça? "Je m'occuperai de vous après..." Ne rigolez pas, on l'a tous fait le coup du "après", à toutes les sauces d'ailleurs...

"Prends un peu de viande, ma chérie" "Oui, après"

"Tu rangeras ta chambre, ma chérie" "Oui, après"

"Vous vous occuperez de cette fiche de lecture" "Oui, après..."

"Tu m'appelleras?" "Oui, après"

En somme, elles resteront manchottes ou cul-de-jatte, et tout ça ne règle pas le principal problème! De quoi vais-je vous parler? Je pourrais vous parler d'un livre, un bon roman que je serais en train de lire par exemple? Que penseriez-vous de La Mystérieuse Flamme de la reine Loana d'Umberto Eco? Le titre est sympa, l'écriture encore plus, un vrai roman pour amoureux des livres et des bibliothèques. Mais je ne l'ai pas encore terminé, il serait donc malvenu de donner mon avis. Et si je me foulais d'une belle analyse ciné, un article béton sur un réalisateur méconnu ou un film-monument? Oh oui, j'aimerais bien écrire une note sur Charade de Stanley Donen, Audrey Hepburn, ses lunettes de soleil, ses robes manteaux, ses "I love you, Alex, Adam...". Mais serai-je capable d'en dire autre chose que des banalités? Ne risquè-je pas de tomber dans les clichés et de desservir cette tourbillonnante comédie policieromantique? La solution serait peut-être de vous faire découvrir un talent musical, quelque chose qui vous enthousiasmerait autant qu'il m'a transportée, quelque chose qui signerait définitivement ma vocation de critique, quelque chose qui...

Bon, il faut se rendre à l'évidence, c'est la panne mon bon monsieur. Je n'oserais même vous dire que c'est la première fois, que ça ne m'est jamais arrivé avec vous, que je ne comprends pas... Est-ce que vous me croiriez? Les mots me manquent, je patouille, mes chers, je ne vais quand même pas vous parler de ma thèse???!!!! 

01.01.2007

Et Dieu sait que je n'aime pas sacrifier aux traditions!

Pourtant, un début d'année si factice que soit sa symbolique reste un début, un point d'ancrage sur lequel se caler, une bouée à laquelle s'accrocher en espérant que la suite sera mieux ou au moins différente.

Alors joyeuse année et florissante santé. Certaines âmes romantiques lèvent les yeux au ciel pour souhaiter "de l'amour, de l'amour et encore de l'amour". Si l'on met à part le fait que cette formule bat des records de nianianterie, je me contenterais de vous souhaiter de conserver ceux à qui vous tenez jusqu'au bout de l'an prochain, puis jusqu'aux prochains bouts d'an.

2006 fut grande, 2007 sera heureuse? 

22.10.2006

De l'avenir de ce blog

Il était une fois un blog. Il était une fois une bloggeuse en herbe. Il était une fois une bloggeuse en herbe, son blog et ses interrogations.

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"Pas question de déposer ici une bombe nihiliste du type "fuck le bavardage, moi j'ai rien à raconter" (B. G.). Ce cri du coeur, poussé sur un autre blog, par un autre bloggeur, me va droit au coeur. Pourquoi donc? Car le bavardage est un des grands bonheurs de l'existence. Bavardage, verbiage, diarrhée verbale, le risque de dérapage est pourtant grand. Il l'est d'autant plus qu'aucun but n'est assigné à ce blog, sinon d'être en marge de la vie, petit carré de papier virtuel. Peut-être suis-je même déjà en train de déraper par cette note.

Il est désormais temps d'imposer à cet éclatement, cette parcellisation de la pensée un cadre, mais je n'ai jamais su être organisée. Il serait nécessaire d'axer ces notes autour d'un thème commun mais l'éclectisme est maître de mon coeur. Promettre de ne pas parler de soi est une gageure, promettre de rester anonyme est mission impossible dans un monde finalement bien petit où d'une page à l'autre on reconnaît son voisin, son professeur, son amour. Alors, où en viens-je? Nulle part, à nulle résolution qu'il est de toute façon de bon ton de ne pas tenir. Il y aura donc de tout, de rien, du reste sur ce blog, du en vrac et du en détails. Souhaitè-je être lue? Sans doute, il serait malséant de nier ce que la logique impose. Ces pages ne sont finalement peut-être que l'excroissance vaniteuse d'ambitions littéraires déçues, une sorte de retour du refoulé. Affaire à suivre...

PS: Je jure néanmoins (surveillez le retour de cette expression de la concession dans mes écrits, elle tend à y régner un peu trop en maître) de ne jamais évoquer, comme ose le persifler Juan Asensio, l'apparition brutale d'un comédon sur l'aile droite de mon nez. Si brillant critique soit-il, il fait montre là d'un manque crucial de psychologie... Avez-vous déjà entendu une femme se vanter d'une telle apparition?

 

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